[CAN'T ST0P THIS THING WE'VE STARTED]

[CAN'T ST0P THIS THING WE'VE STARTED]

If I don't say this now I will surely break
As I'm leaving the one I want to take


Réveil en pleine nuit. Ouvrir la fenêtre et profiter du silence. Doutes dans la tête. Comme toujours.
C'est affreux de se dire qu'il n'y a pas un seul jour où je ne pense pas à ces conneries. A moi, ma saloperie de vie, ce que j'aime, ceux* que j'aime, celui que je haissais tout en le kiffant sa race: Lucas*. Surtout Lucas*. J'ignore s'il le sait mais des fois j'essaie de nous imaginer dans le futur. Avec quelques années de plus. Juste de quoi me faire flipper. Il était bien trop hypocrite pour qu'on puisse vivre ensemble encore. Mais je continue à penser à lui. Lui... Lui et moi. Je continue à l'aimer un peu. Juste pour me rappeler qu'il a existé.
Plus personne n'en parle. C'est peut être aussi bien. Passer à autre chose. Qu'est ce que je peux faire d'autre? Attendre. Attendre d'aller mieux. Est-ce que ça va mieux? Retour à la réalité. Celle qui fait si mal. Qui m'a fait pleurer comme jamais je n'avais pleurer. Celle qui m'a fait crier de douleur. Son adieu définitif écrit noir sur blanc. Accepter départ de quelqu'un. Trouver un moyen d'aimer la vie après ça. Au lieu d'en avoir
le coeur brisé, la chose la plus difficile à apprendre c'est: comment se dire au revoir.

GOD THIS HURTS

Les adultes ont toujours su se dire au revoir, adieu ou les niaiseries qui vont avec avec facilité. Ce que j'ai pas. Je n'aime pas les adultes. Ils pensent tous qu'on devrait être heureux parce qu'on est jeunes et ils voient pas toutes les guerres qu'on mène au quotidien. Un jour ma guerre s'arrêtera et je serais encore vivante. On peut choisir de blâmer les circonstances du destin ou la malchance ou les mauvais choix, ou on peut résister. Tout ne sera pas toujours juste dans le monde. C'est comme ça. La plupart du temps, vous recevez ce que vous donnez. Laissez moi tous vous poser une question. Qu'est-ce qui est pire: ne pas avoir tout ce dont vous rêviez ou bien, tout avoir, mais découvrir que ça ne suffit pas? Chaque putain de jour je cherche ce que j'ai pas. Je pense à qui j'étais. Si on mettait fin à ma vie demain, je ferais tout ce que je n'ai jamais fait. Je balancerais tout, jetterais tout. Je partirais pour toujours. A chaque fois je me dis que je pourrais le faire n'importe quand. J'émerge et cherche de l'air. Là, je vois où je suis, et où je dois aller. Demain, j'aurai dix-huit ans et
il ne sera pas là. On tourne la page. C'est dans l'ordre des choses. Enfin. Au revoir, Lucas*.

Forgive the urgency but hurry up and wait
My heart has started to separate


# Posté le dimanche 20 avril 2008 12:33
Modifié le dimanche 22 juin 2008 08:34

[T0 WISH IMP0SSIBLE THINGS]

[T0 WISH IMP0SSIBLE THINGS]
Tu n'as qu'une vie, ce que tu en fait ou ce que tu as fait, tu dois l'assumer.

Besoin égoïste de s'éclaircir les idées. C'est le chaos total. Intérieur foutu du système nerveux d'une certaine fille qui ne tourne plus très rond. De pire en pire. Elle pensait que rien ne viendrait plus l'abîmer, qu'elle avait été suffisamment déchirée en morceaux comme ça, mais c'est jamais suffisant, jamais. Au début, on croyait mourir. Le but étant de souffrir tout son soûl. S'entailler le poignet avec tout ce qui tombait sous la main, compas, ciseaux, couteau de cuisine (ça coupe beaucoup plus vite et profondément sans qu'on y prête la moindre attention), jusqu'à ce que les cicatrices ne disparaissent plus, mettre un doigt dans sa bouche et vomir presque sans se forcer à force de répéter ce geste plus souvent qu'on l'espérait, se cogner un peu partout au point de ne plus beaucoup sentir la douleur de l'impact entre soi-même et le mur, ravaler ses larmes alors que tout le monde sait qu'il vaut mieux se laisser aller... Elle ne sait plus si les autres s'en rendent compte. Peut-être parfois, lorsque son regard se perd dans le vide, qu'elle prend un air qui se veut triste comme un signal d'alarme qui sonne faux. Mais est-ce que ça va changer la face du monde qu'ils sachent tout ça? Sans doute mais pas longtemps. S'il y a bien une chose dont on peut être certain dans la vie, c'est que rien ne dure. Finalement on s'est habituée à ce n'importe quoi. Pauvre chérie qui n'est pas encore au bout de ses peines. Au fait, si vous ne l'avez toujours pas remarqué: la petite conne de l'histoire, c'est moi. Je crois que je suis arrivée à la nuit de ma vie et je me rends compte de ce que le jour m'interdit formellement d'être: heureuse. Je ne suis pas douée pour jouer à ça, surtout si c'est pour perdre mon temps.

ETAT STATIONNAIRE

Vous pouvez vous demandez pourquoi je passe tout mon temps à gâcher mon existence alors que mon cas est bien moins désepéré que d'autres qui se damneraient pour mener le dixième de la vie que je mène. J'imagine que des explications s'imposent. Dire que tout ceci ne serait dû qu'aux futilités de l'adolescence serait absurde. Comme si je n'avais jamais eu de pouvoir de décision. Ce que chacun fait, il le décide. Ma vie, c'est mon art, et très franchement, le final est nul à chier totalement grotesque mais j'ai appris toute seule à en être fière: père inexistant qui m'abandonne jeune trop jeune, mère dépressive plutôt violente physiquement parlant, etc, bref, j'ai mal à ma famille. Je devrais me recroqueviller sur moi-même? Moi je m'en fous des conventions et je fais ce que je veux. Je sors, je claque mon blé, je vois mes amis, je fume comme un pompier, je bois comme un trou, je dégueule sur le bitume pour rejeter toute l'horreur gardée au fond de mes tripes et je réalise à chaque fois que je m'ennuie que ça n'a aucun sens que c'est immonde, que je veux qu'on m'aide mais que ça ne servira à rien je devrais mettre un terme à toute cette comédie. Arrêter de sourire, de jouer les gentilles petites filles modèles, de faire semblant tout simplement, et m'effrondrer. Aujourd'hui, je ne demande ni compassion, ni pitié ou quelque stupide sentiment de ce genre. Ceci n'est pas une confession. Comme vous le verrez: j'ai rien à confesser. Les victimes le font. J'en fais pas partie.
Cette histoire n'a pas encore de happy end. Mais laquelle en a vraiment une?

Mais peut-être que tout est encore jouable. Je vous le dirais la prochaine fois. Promis.
...
# Posté le dimanche 03 février 2008 13:33
Modifié le samedi 16 février 2008 14:00

[UN0PENED LETTERS T0 THE W0RLD]

[UN0PENED LETTERS T0 THE W0RLD]
...

Au dernier moment, avant que tout n'explose, quelqu'un tombera amoureux et le monde sera sauvé.

Il ne faut plus se confier autant à ses amis en pensant qu'ils pourront vous aider: c'est affreusement triste à révéler, mais c'est faux. On s'accroche trop à ceux qu'on aime. Et on aime toujours trop et jamais assez. Me faire avoir doit être une des constantes de ma vie. Pour illustrer le propos, je vous annonce que mon meilleur ami est mort. Défenestré. Il s'est suicidé. Il est mort et je suis encore vivante. Bien sûr ce n'est pas de ma faute. Un suicide n'est jamais l'histoire d'un chagrin d'amour, d'un échec scolaire ou d'une famille morcelée. Un suicide on ne sait pas ce que c'est, alors on préfère penser que c'est génétique, un peu comme la laideur. Ce qu'une amie m'a dit il n'y a pas longtemps résonne encore dans ma tête: "ça fait encore plus mal de te voir. Tu me rappelles combien il me manque, combien il nous manquera encore, ça se voit que toi et moi n'avons pas tourné la page et je sais aussi que tu n'as pas l'intention de le faire". Très drôle haha. C'est n'importe quoi. Je m'améliore du mieux que je peux alors que personne ne vienne me péter les couilles.
Surtout s'il s'agit de quelqu'un qui ne fait plus partie de ce bas-monde.


BIG MACHINE

Ce qui suit lui* est adressé: quand l'autre* m'a quittée pour une autre, tu étais là pour me dire combien il ne me méritait pas, qu'il ne fallait plus être déçue par ceux dont on tombe parfois amoureux sans le savoir, sans s'y attendre et c'est déjà trop tard. Quand j'ai échoué à mes examens, tu étais là pour me dire qu'un concours est aléatoire. Tu n'as jamais voulu me faire de la peine... Avec toi, c'était à la vie et même pas à la mort. Tu m'as protégée parce que c'est ça le boulot du meilleur ami. Et le meilleur ami est aussi censé rester avec vous pour toujours. Surtout lorsqu'il vous l'a promis tant et tant de fois et en étant ou bourré ou sobre, camé, dépressif, dans tous les états possibles. Comment as-tu osé marquer sur ta lettre d'adieu une débilité du genre: "J'espère vraiment que tu arriveras à être heureuse." Sombre con. Heureuse que je suis d'être née cynique. Tu croyais vraiment qu'en sautant tout s'arrangerait? Sale menteur. Tu n'as absolument pas respecté ta part du contrat. T'as voulu t'inscrire dans l'Histoire? Bah mec, là, t'as été vraiment naze. Si l'Histoire était d'une quelconque utilité, si elle servait d'exemple aux générations futures, elle ne se répéterait pas inlassablement. Ta niaiserie a fini par te tuer. Je te déteste je te déteste connard. Tu disais: "la musique, le fric, Jésus et le foot. Il parait que c'est tout ce qui fait tourner le monde." Sans toi, ça n'a aucune importance. On a plus besoin de personne. Tu n'es plus qu'un fantôme appartenant au passé. Tu es mort, tout a une fin et j'ai réussi à te haïr toi que j'aimais plus que tout au monde, plus que moi, même si tu ne l'as jamais cru.

On va y mettre un terme. La vie continue. A Dieu.
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# Posté le dimanche 18 novembre 2007 16:38
Modifié le mercredi 06 février 2008 11:48

[CHAMPAGNE F0R MY REAL FRIENDS AND REAL PAIN F0R MY SHAM FRIENDS]

[CHAMPAGNE F0R MY REAL FRIENDS AND REAL PAIN F0R MY SHAM FRIENDS]
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Quelqu'un a dit une fois: ce sont les filles biens qui tiennent des journaux intimes.
Les mauvaises filles n'ont jamais le temps.

Pendant qu'on s'efforce à saisir toutes les choses qu'on désire, les choses qu'on pense qui rendront nos vies meilleures, l'argent, la popularité, la renommée, on ignore ce qui a vraiment de l'importance, les choses simples comme l'amitié. Ce qu'on avait probablement déjà. Nous tous nous sommes tous amis. On aime le sexe, les grossiertés, les cigarettes, l'alcool... Ne nous parlez pas d'amour, nous ne savons pas ce que c'est. Tout ce qu'on veut, c'est s'amuser, quitte à tout foutre en l'air. Nous sommes jeunes et fous à lier. Mais c'est bien pour cela que nous nous aimons.

FRIENDS WITH BENEFIT

Je ne me souviens même pas de mettre disputée avec l'un d'entre eux. Pourtant, il est plus facile de se mettre en colère contre les gens en qui l'on a confiance, car on sait que quoi qu'il arrive, ils nous aimeront toujours... Mais nous ne nous devons rien, et nous ne gâcherons jamais notre amitié par des chamailleries d'orgueil. On est bien trop supérieurs pour ça. Finalement... je ne citerais plus personne ici. Ceux que j'aime le savent ou s'en sont rendus compte. Sauf que ça change tout le temps. Même si ça me rend horriblement triste.

Moi je veux vivre une vie dont je puisse me souvenir même si je ne l'écris pas...
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# Posté le mardi 04 septembre 2007 10:52
Modifié le mardi 08 juillet 2008 07:08

[EVERY NIGHT IS AN0THER ST0RY]

[EVERY NIGHT IS AN0THER ST0RY]
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I wanted to see something that's different, something you said would change in me.
Wanted to be anything different, everything you would change in me.


Se poser des questions. Avoir des angoisses et des tas de problèmes. Et souffrir. Ce que tout le monde a pris pour habitude: ouais je sais souffrir mais je suis plus forte que les autres et je cache ma souffrance parce que personne ne pourrait comprendre ça, haha. On est trop aveugles à vivre dans la peur et dans le mensonge. Et on nous dit: 'bonne chance avec ton époque'. Et souffrir encore... Sale nuance. Boule familière dans la poitrine. Prendre son mal en patience, serrer les dents et attendre. Attendre jour après jour que ça devienne supportable. Mes larmes sont là, au fond de ma gorge. Je les sens, tout près... Mais quelque chose les bloque. Quelque chose les bloque. Et ça m'agace encore plus. Alors les cicatrices sur le poignet se multiplient, les vomissements continuent, les bleus réapparaissent, et ensuite le vide arrive. Désespoir glacé, mais soulagement. Enfin. Cette sensation... Elle nous manque tellement que l'on se rentre dans le mur juste pour ressentir quelque chose... Maintenant, je veux qu'on me pète la gueule.

BANG BANG

Avant, je me demandais si ça allait tout le temps être comme ça. Du sang et des larmes. Il y a des choses comme ça parfois. Des choses qu'on comprend pas. On essaye de changer de tactique. Cesser de souffrir. Ne plus être obligée de ramasser autant. Mais rien n'y fait. Il y a des gens qui se torturent mieux que d'autres. Ceux qui ne croivent plus en rien. Dans cette catégorie au moins je suis championne absolue. Une super candidate au désastre ouais. Vraiment, je mépate moi-meme. Je devrais me baiser!

You had to have it all, well have you had enough?

La vie c'est dur tout le temps. Et pas seulement quand on était petits. Et on croit pas en Dieu et à son amour de merde. Parce que vous savez qui est Dieu? Moi, je sais. Quand vous fermez les yeux et que vous pensez très fort à quelque chose... Dieu c'est le mec qui n'en a strictement, mais alors, rien à foutre. L'avenir ça nous inquiète mais ça devrait pas. Parce que si ça se trouve, on en a même pas d'avenir. C'est toujours comme ça. La vie ça brille pas. De toute façon, les autographes mec, c'est pour les losers.

You greedy little bastard, you'll get what you deserve.
When all is said and done, I will be the one to leave you in the misery
And hate what you've become...
...
# Posté le samedi 01 septembre 2007 16:34
Modifié le mercredi 06 février 2008 12:05